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école bilingue occitan / français, de la maternelle au CM2

Lo bilinguïsme

Le bilinguisme

Définitions possibles des bilingues

« Ceux qui savent sans avoir appris », Madeleine LOEWENTHAL, Une étude sur le bilinguisme, 1977.

« Ceux chez qui la connaissance intuitive d’une deuxième (troisième, quatrième) langue précède la connaissance formelle », Anna LIETTI, Pour une éducation bilingue.

On distingue communément entre bilingue « dominant » et bilingue « équilibré ».

Le bilingue « équilibré » de fait, au sens strict du terme, reste plus un idéal qu’une réalité.

Quand ?

II n’y a pas de limite inférieure d’âge, mais une limite supérieure qui correspond en fait à un rapport entre les années qui passent et les difficultés d’une personne à entrer pour la première fois dans une autre langue que la sienne. De fait, plus tôt on commence, mieux ça vaut.

Pourquoi ?

Des explications d’ordre neurologique et d’ordre psychologique sont avancées :

  • Explications d’ordre neurologique : à six ans le cerveau humain atteint 90% du poids qu’il aura à l’âge adulte et 10% pendant les années restantes.
  • Explications d’ordre psychologique : l’enfant joue à imiter ce qu’il entend et il n’a pas peur de se tromper alors que l’adolescent aura peur du ridicule ; de plus le langage enfantin est plus élémentaire et on est plus facilement bilingue à deux ans : se met alors en place un double système de conceptualisation, acquis peu à peu et qui est de plus en plus sophistiqué.

De surcroît, dans l’esprit du monolingue, le temps a soudé les mots et les choses : « Puisque le lexique représente un découpage de la réalité, le lien entre le mot et le concept est bien plus solide chez l’adulte…. Il est tellement pénétré de sa langue maternelle qu’il lui est difficile de s’habituer à dire les mêmes choses de façon différente ….» (MACKEY, Language in geographic context). C’est pour cette raison que ceux qui ont commencé tôt apprennent d’autres idiomes avec facilité.

Le seul secret de la bosse des langues, c’est le bilinguisme précoce.

Bilinguisme additif, bilinguisme soustractif ?

« La présence simultanée de deux systèmes linguistiques dans un cerveau ne cause aucun problème, elle aurait même tendance à produire des effets bénéfiques. Le malaise quand il existe résulte des circonstances extérieures qui rendent pour mille raisons affectives et sociales cette coexistence difficile », Anna LIETTI, Pour l’éducation bilingue.

Cet auteur souligne avec juste raison la différence entre le bilinguisme subi de l’enfant d’étrangers, initialement contraint souvent à sacrifier sa langue maternelle (comme s’il fallait payer un tribut à son intégration) et le bilinguisme choisi de l’enfant inscrit par exemple dans une école pratiquant la méthode d’immersion au Canada.

Il y a de fait un bilinguisme additif et un bilinguisme soustractif : le bilinguisme sera un bilinguisme additif dans la mesure où les enfants seront sûrs d’eux et de leur langue maternelle ainsi que du prestige supplémentaire qu’ils pourront acquérir avec leur éducation « spéciale » ; dans la mesure aussi où leurs maîtres savent ce qu’ils font et où ils ne pensent que du bien du bilinguisme ; dans la mesure aussi où leurs parents assumeront et valoriseront cette démarche.

Conséquences du bilinguisme additif

Les connaissances actuelles en neurologie et en psychologie ainsi que les nombreuses recherches effectuées sur les bilingues aboutissent à la conclusion que loin d’entraver les facultés intellectuelles, le bilinguisme aurait plutôt tendance à les stimuler ( Etude PEAL et LAMBERT, 1962).

Cette étude effectuée sur des écoliers montréalais révèle un léger atout supplémentaire du bilinguisme pour lequel les explications suivantes sont avancées :

  • L’esprit de l’enfant est plus stimulé.
  • L’enfant a une conscience plus grande de l’arbitraire du signe linguistique et il a le réflexe de se dire que ce qui est évident pour lui ne l’est pas systématiquement pour tout le monde.

Dernière image

La capacité linguistique ressemble à un muscle qui s’atrophie quand il manque d’exercice et se renforce quand on l’utilise, de la même façon que la mémoire.

Bibliographie

Gilbert DALGALIAN, Enfances plurilingues. Témoignage pour une éducation bilingue et plurilingue, Paris, L’Harmattan, 2000.

Claude HAGEGE, L’enfant aux deux langues, Paris, Odile Jacob, 1996.

Anna LIETTI : Pour l’éducation bilingue

Guide de survie à l’usage des petits

Jean PETIT, Francophonie et don des langues, Publications du Centre Interdisciplinaire de Recherche en Linguistique et Psychologie Cognitive, 1998

Jean PETIT, L’immersion, une révolution, Jérôme Do Bentzinger Editeur, 2001.

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